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Le   BIOCENTRISME : une nouvelle évidence !

A questionnements et défis nouveaux, à nouvelles menaces, l'être humain doit apporter des solutions nouvelles et tout particulièrement une nouvelle façon d'appréhender les êtres et les choses.
La crise systémique qui secoue la planète actuellement dans tous les domaines de l'activité humaine (financier, économique, social, sociétal, démographique, écologique, culturel, politique...) nous contraint à prendre conscience qu'un autre mode de penser est nécessaire si nous voulons survivre.
 
Le biocentrisme est né de la conjonction de trois facteurs :

  1. La prise de conscience que la culture religieuse et humaniste, par sa démographie et sa technologie, conduisait à la dévastation généralisée de la planète mettant en danger la survie même de l’espèce humaine.
  2. L’émergence des concepts d’interactivité et d’interdépendance à l’égard de nos semblables mais aussi des autres espèces. Qu’en serait-il de nous si les abeilles disparaissaient, par exemple ?
  3. Le média (association simultanée de l’image, de la couleur et du son) qui nous permet d’appréhender le Vivant en temps réel et qui lui confère ainsi, à la fois, sa beauté et sa fragilité.

Le biocentrisme est, à l’image des 3 grandes religions* et de l’humanisme, une autre façon de penser le Monde et de définir la place de l’être humain dans ce nouvel univers.
 
Comparons pour éclairer :
 
Les trois grandes religions monothéistes ainsi que l’humanisme, éprouvent le besoin de se doter d’une origine – contrairement aux civilisations préhistoriques qui avaient imaginé l’existence de leur univers sous forme de cycle, donc sans commencement ni fin-
Pour définir cette origine les religions font appel à un Dieu Créateur. ( A titre d’exemple, le christianisme construit son calendrier à partir de la naissance de Jésus Christ, fils de Dieu. Il s’agit du calendrier grégorien.)
L’humanisme, lui, choisira l’unique « Big Bang » qu’il substituera au Dieu Créateur unique.
Pour le biocentrisme : ni Dieu Créateur ni « Big Bang » !
Faisant appel au concept d’interactivité, le biocentrisme n’a pas à justifier une origine. D’ailleurs qui dit « interaction » dit au moins deux éléments.
 
Doter le Monde d’une origine supposait lui donner une fin. Pour les religions ce fut le Jugement Dernier, pour l’humanisme le Big Crash !
Le biocentrisme renonçant à donner au Monde un commencement, n’envisage évidemment pas sa fin.
 
La vision biocentriste se différencie donc à la fois de la vision religieuse et de la vision humaniste. Cette différenciation primordiale interfère sur la place occupée par l’être humain dans les univers respectifs.
 
Comparons pour éclairer :

  • Les trois grandes religions monothéistes font de l’être humain la créature de Dieu, créature à qui la Nature - la création - est entièrement soumise.
  • L’humanisme installe l’Homme et les valeurs humaines au-dessus des autres valeurs confirmant ainsi la discrimination à l’égard de toutes les autres espèces.
  • Ce qui permet aux unes et à l’autre d’intégrer sans sourciller les héritages de la chasse et de la pêche des peuples anéantis, d’y adjoindre des traditions barbares comme la corrida ou des cruautés scientistes comme l’expérimentation animale.
  • Le biocentrisme renonce à cette discrimination plusieurs fois millénaire.
    Le biocentrisme renonce à toute discrimination et particulièrement à la discrimination à l’égard de la femme, de l’enfant et de l’être animal.
  • Le biocentrisme comble le fossé entre l’être humain et l’être animal sensible. L’être humain et l’être animal intègrent, côte à côte, la communauté du Vivant, l’être humain assumant la responsabilité de cette communauté.

Dans « L’ensorcellement du Monde », Boris Cyrulnik écrit : « Nous devons certainement renoncer à la métaphore de la coupure, du fossé entre l’homme et l’animal qui nous oblige à choisir entre celui qui parle et celui qui ne parle pas, celui qui a une âme et celui qui n’en possède pas, celui que l’on peut baptiser et celui que l’on peut cuisiner. A cette métaphore tragique qui a permis l’esclavage et l’extermination de peuples entiers a succédé l’avatar de la hiérarchie, où l’homme au sommet de l’échelle du vivant se permet de détruire, de manger ou d’exclure de la planète les autres terriens, animaux et humains, dont la présence l’indispose. »
 
C’est pourquoi les biocentristes demandent l’abolition de toute chasse loisir, de la corrida, l’interdiction de l’expérimentation animale et de la captivité de la faune sauvage.
 
Les biocentristes affirment qu’il est hypocrite de déclarer vouloir protéger les espèces menacées alors que l’on continue de détruire leurs lieux de vie.
 
Les biocentristes souhaitent substituer le « Grand » au « Gros », la qualité de vie au niveau de vie le plus élevé et le bien-être à la souffrance.
 
Sans se confondre ni s’opposer le biocentrisme s’enchevêtre dans les religions et l’humanisme : ces deux temps forts de la pensée traditionnelle.

Jean-claude Hubert
jc.hubert@biocentrisme.com

* Judaïsme, Christianisme et Islamisme

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