Faut-il être athée pour faire partie de la CVN ?
Réponse à Marguerite A.
Question : faut-il être athée pour adhérer à la CVN ?
Marguerite,
Je ne suis pas dualiste : répondre oui ou non ne saurait être, en ce qui me concerne, une réponse satisfaisante.
Pour moi la CVN est un mouvement biocentriste ouvert à toutes les sensibilités soucieuses de mettre le vivant au cœur de leurs préoccupations.
Pour moi la CVN est un mouvement éthique avec pour objectif de respecter la biosphère et de la faire respecter.
Pour moi la CVN est un mouvement radical qui fait de l’être sensible, humain et animal, la valeur primordiale.
Pour moi la CVN est un mouvement abolitionniste dont le combat culturel emblématique est le refus de toute violence et cruauté à l’égard de l’être animal au travers de l’abolition de la chasse, de la corrida, de l’expérimentation, de l’élevage industriel, des cirques avec animaux, des animaleries….
C’est à toi, Marguerite, de décider en conscience si tu partages avec nous ces convictions biocentristes, éthiques, radicales et abolitionnistes.
Jean-Claude Hubert
Biocentriste – Abolitionniste
Vice Président de la CVN pour une écologie radicale
http://www.ecologie-radicale.org
Les ambiguïtés de la Protection Animale
Les ambiguïtés de la Protection Animale
Il existe de très nombreuses associations qui avouent avoir pour vocation la Protection Animale. D’ailleurs, entre eux, les militants de ces associations parlent de la P.A. comme ils parleraient de la SNCF alors que le sigle ne dépasse pas le cercle restreint des assos.
Déjà des militant(e)s n’apprécient pas le terme « Protection » et préfèrent le mot « défense ».
Mais les ambiguïtés apparaissent au regard du contenu que les assos inscrivent dans leurs objectifs : pour la grande majorité d’entre elles il s’agit de la protection de la faune sauvage, pour la préservation du patrimoine naturel, d’autres associent le droit des humains, le droit des animaux et le droit à l’environnement, d’autres encore ne parlent que de « sauver, protéger, aimer » la vie animale et son environnement….et d’autres enfin militent pour l’abolition de la chasse, de la corrida, de la vivisection…
Les ambiguïtés deviennent importantes lorsqu’il s’agit de déterminer les motivations des unes et des autres.
Sensibilité, sensiblerie, compassion religieuse, raison sentimentale, intellectuelle ou idéologique, nouveau mode de pensée biocentriste, les motivations s’inscrivent, en apparence, dans la diversité.
En fait deux raisons essentielles se partagent les intentions des unes et des autres.
L’appel aux sources religieuses et humanistes maintiennent l’être animal dans l’opposition millénaire entre l’homme et l’animal.
Le biocentrisme refuse toute dualité entre les êtres sensibles humains et animaux, susceptibles de ressentir à la fois le bien-être et la souffrance.
Jean-Claude Hubert
Biocentriste – Abolitionniste
Vice Président de la CVN pour une écologie radicale
http://www.ecologie-radicale.org
Biocentrisme et environnementalisme : une différence de nature
Biocentrisme et environnementalisme : une différence de nature
Les partis traditionnels dits de gauche, de droite, du centre ou d’au-delà de tout clivage ont hélas tous conservé comme base de leur réflexion le dualisme qui les ont fait opposer non seulement le bien et le mal, le vrai et le faux, le pour et le contre mais l’homme et la femme mais l’être humain et l’être animal.
Les écologistes, les vrais, ceux qui croient sincèrement que la biodiversité doit être préservée, que la survie des espèces doit être garantie, que les êtres sensibles humains et animaux doivent pouvoir accéder au bien-être, même s’ils se répartissent entre différents mouvements ou partis, partagent les mêmes convictions, celles de la qualité de vie…de préférence au niveau de vie.
Au-delà de cette convergence, il existe certes « des mouvements intellectuels très divers et parfois hostiles les uns envers les autres, au prétexte de nuances constituant cependant leur fructueuse diversité. »*
La véritable différenciation entre les écologistes n’est pas entre les adhésions des unes, des uns ou des autres aux différents partis politiques : Cap 21 au Modem, les Verts à Europe Ecologie, le MEI dans l’ Alliance écologique…et d’anciens Verts un peu partout mais dans le rapport à l’animal, être sensible.
Cette différence n’est pas une différence de degré ou de niveau mais une différence de nature.
Pour le biocentrisme, la vie humaine et non humaine – en tant qu’individu et espèce – sont des valeurs en soi, indépendantes de leur utilité.
Pour l’environnementalisme (humanisme) : « Parler des plantes qui doivent être préservées comme réservoirs de remèdes est plus efficace que de plaider pour leur droit à la vie. »**
Ce qui sous entend que les plantes « inutiles » peuvent disparaître sans remords.
Noël Mamère va beaucoup plus loin quand il affirme : « L’écologie politique ne peut plus se contenter de s’arcbouter sur la défense de la Nature en tant que telle mais doit générer un nouvel humanisme qui dépasse à la fois le biocentrisme et l’anthropocentrisme.*** »Boris Cyrulnik****, lui, très heureusement, réintègre l’homme dans la communauté du vivant : « Il ne s’agit plus de couper l’homme de la nature et de l’opposer au reste du vivant : il s’agit, au contraire, de lui donner sa place dans le vivant. »
Enfin Aldo Léopold *****explique de façon très claire pourquoi la théorisation de l’écologie politique n’a toujours pas été élaborée : il évoque, dès 1949, le clivage – selon lui, irréductible – qui sépare, en deçà de leurs dissensions internes superficielles, les écologistes anthropocentristes (A) et les écologistes biocentristes (B).
« Un groupe (A) ramène la terre au sol et sa fonction à sa capacité de produire ; un groupe (B) considère la terre comme un biote (écosystème) et sa fonction comme quelque chose de plus vaste. » Et il élargit sa réflexion à la gestion de la forêt, à l’agriculture entre une agriculture productiviste [ groupe (A)] et une agriculture biologique [ groupe (B)], à la flore, à la faune…
Ainsi ce qui distingue le biocentrisme et l’environnementalisme est bien une différence de nature, une différence de compréhension des êtres et des chose, une différence dans le rapport à autrui et tout particulièrement dans le rapport à l’être sensible qui est « être animal. »
……………
* Extrait de l’introduction de notre manifeste pour une écologie éthique.
** Propos d’un ancien vice président à l’environnement du MEI [ Mouvement Ecologiste Indépendant]
*** :Extrait du texte signé Noël Mamère –député Vert – pour les journées d’été 2002 des Verts et paru en « tribune » dans le journal Le Monde du 22 août 2002
**** L’ensorcellement du Monde, Boris Cyrulnik, 2001 – Editions Odile Jacob poches – 2003
***** Extrait de « Almanach d’un comté des sables » – 1949 – Aldo Léopold – Editions Flammarion – 2000.
Jean-Claude Hubert
Biocentriste – Abolitionniste
Vice Président de la CVN pour une écologie radicale
http://www.ecologie-radicale.org
Le biocentrisme des adhérentes et des adhérents de la CVN
Le biocentrisme des adhérentes et des adhérents de la CVN
Le biocentrisme que revendiquent les adhérentes et les adhérents de la Convention Vie et Nature pour une écologie radicale a déjà reçu plusieurs aspects de définition, sans qu’aucun, bien sûr, ne soit exhaustif de sa philosophie globale.
Le caractère le plus récent est exprimé par Gérard Charollois, Président de la CVN, dans sa Lettre hebdomadaire du 13 décembre 2009 :
« Notre écologie, définie par la charte de la Convention Vie et Nature et par son manifeste, place le vivant au centre de ses valeurs, là où les anciens mettaient un dieu quelconque, un peuple élu, l’humanité entière et l’homme contemporain, fruit d’une évolution passée, graine d’une évolution à venir.
Bien davantage qu’une récusation de l’humanisme, nous appelons à son dépassement, à l’élargissement : le « biocentrisme ».
Notre « Manifeste pour une écologie éthique »* affirme par ailleurs : « Notre pensée qui conteste l’anthropocentrisme, n’est nullement misanthropique puisque le refus de la violence, de la cruauté, du mépris bénéficie à tous les êtres vivants sensibles, et donc aussi à l’Homme.
Par rapport à l’anthropocentrisme, on peut la qualifier de « biocentriste » dans la mesure où elle place le respect du vivant au centre de son système. »
Le dernier paragraphe de notre manifeste a pour titre : « Mode de pensée et mode de vie : biocentrisme et écologie éthique »
Le biocentrisme génère les notions primordiales de « respect du vivant dans sa richesse et sa diversité », de « respect de tout être sensible, être humain et être animal. »
Le biocentrisme repose aussi sur la valeur « d’existence en soi » de toute chose selon le principe : « Le bien-être et l’épanouissement de la vie humaine et non humaine sur Terre ont une valeur en eux-mêmes, indépendamment de l’utilité que ces formes de vie peuvent avoir pour nous. »*
C’est cette dernière exigence qui nous différencie et des philosophies traditionnelles et de nos amis « environnementalistes » qui ne voient toujours que « l’utilité » des choses. »
Nous sommes le premier mouvement biocentriste de France et sans doute d’Europe mais il existe aussi un mouvement écologique et biocentriste en Afrique : le GRECAF : (Groupe de Réflexion des Ecologistes du Continent Africain) qui réunit actuellement quatre pays : le Cameroun, le Togo, le Bénin et la Côte d’Ivoire.
Le terme biocentrisme regroupe déjà plus de 6 000 références sur Google.
* Manifeste pour une écologie éthique en ligne sur notre site et édition papier
Jean-Claude Hubert
Biocentriste – Abolitionniste
Vice Président de la CVN
http://www.ecologie-radicale.org
La politique au supplice de la bipolarisation
La politique au supplice de la bipolarisation
La pensée linéaire qui a donné naissance aux 3 religions monothéistes* et à l’humanisme est-elle en train de disparaître ?
Non si l’on en juge par les remous de surface. Oui si l’on apprécie son évolution en profondeur dans le temps et l’espace.
Les aléas judiciaires entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy illustrent merveilleusement bien les rapports dualistes qui régissent la politique aujourd’hui en France et dans le monde.
Mais ces rapports conflictuels, aussi haineux et irréconciliables soient-ils, ne témoignent que de la querelle d’égos et de la rivalité de volontés de pouvoir.
Ce sont deux ténors de la droite conservatrice française qui ont les mêmes objectifs, d’ailleurs partagés à quelques nuances près par l’ensemble des partis traditionnels : la croissance continue, la démographie galopante, la mondialisation, le capitalisme…
En profondeur la pensée linéaire s’effrite, se dilue et disparaît.
La société rurale et le système politique monarchique avaient instauré une religion monothéiste, patriarcale et expansionniste.
L’exode rural et la république ont relégué « Dieu » dans les campagnes. Aujourd’hui suivant le recoupement de diverses statistiques moins de 40 % des êtres humains revendiquent une appartenance à l’une des trois religions.
La politique bipolaire qui opposait les classes sociales, les capitalistes aux prolétaires à fait son temps.
Les partis « centristes » se multiplient, des partis hors clivage droite X gauche apparaissent.
Dans de nombreuses consciences le « relatif » a déjà supplanté « l’absolu » !
La pensée linéaire, qualifiée parfois de pensée unique (dualiste, dichotomique…) prisonnière de ses dogmes archaïques et de ses principes poussiéreux est impuissante face aux questionnements et défis actuels : depuis plusieurs décennies, par exemple, aucune politique bipolaire n’est parvenue à enrayer la croissance des « morts de faim » dans le monde.
[ 9 millions en 2009 dont 6 millions d’enfants.]
Les échecs de la politique bipolaire sont constatés aussi dans le domaine du réchauffement climatique, dans la répartition des ressources en eau, dans l’emploi…
Ces échecs successifs préfigurent la disparition d’une approche de pensée qui avait succédé il y a plusieurs millénaires à l’approche cyclique de la pensée, berceau de milliers de divinités.
* Judaïsme, Christianisme, Islamisme
Jean-Claude Hubert
Biocentriste – Abolitionniste
jc.hubert@wanadoo.fr
Identité : abolitionniste !
Identité : abolitionniste !!
Dans sa Lettre hebdomadaire [ à lire et à relire ] du 13 décembre 2009, notre Président, Gérard Charollois, écrit :
« Notre écologie, définie par la charte de la Convention Vie et Nature et par son manifeste *, place le vivant au centre des valeurs, là où les anciens mettaient un dieu quelconque, un peuple élu, l’humanité entière et l’homme contemporain, fruit d’une évolution passée, graine d’une évolution à venir. »
L’identité est un problème récurrent, spécifique à l’être humain qui a toujours cherché à se définir, mieux, à se différencier, mieux encore, à s’établir dans le cadre d’une pensée absolue et universelle.
Ainsi furent élaborées les identités – philosophiques et idéologiques – bouddhiste, juive, chrétienne, musulmane, humaniste, capitaliste, socialiste, écologiste…et aujourd’hui biocentriste.
Mais cette identité peut aussi être très spécifique. Ainsi il est possible de s’identifier à une région (être breton ) à un pays (être algérien), voire même à un régime alimentaire (être végétarien).
L’identité peut aussi être professionnelle : les artistes, les pharmaciens, les plombiers…
….quand ce n’est pas un lien d’appartenance à un lobby : les chasseurs, les aficionados… !!
L’identité peut exprimer aussi des comportements : les modérés, les pacifistes, les révolutionnaires, les terroristes.
L’identité traduit généralement une valeur emblématique, celle du partage d’un même idéal.
« Mettre le vivant au centre, appelle, par delà les espèces, le respect de tout individu éprouvant le principe du plaisir-déplaisir. » écrit encore Gérard Charollois dans cette même Lettre.
C’est la nécessité de ce respect qui exige de renoncer à la violence, à la cruauté et au mépris de la sensibilité de tout être sensible humain ou animal.
C’est la nécessité de ce respect qui impose d’abolir la chasse mort-loisir sous toutes ses formes, la corrida, l’expérimentation animale, les élevages industriels, la présence de la faune dans les cirques, les combats de coqs, le déterrage des blaireaux, les animaleries…
Il est toujours injustement réducteur d’identifier une personne par un seul mot…mais s’il le fallait pour une bonne compréhension de notre idéal de « respect du vivant », alors pourquoi ne pas nous identifier en tant qu’abolitionnistes !
Des abolitionnistes prestigieux nous ont précédés et leurs éclatantes victoires n’ont jamais été remises en cause car elles marquaient un dépassement de l’humanité toute entière.
Ce furent, au 19ème siècle la victoire pour l’abolition de l’esclavage et au 20ème siècle celle de l’abolition de la peine de mort.
Demain, ce soir peut-être, ce sera l’abolition de la barbarie et de la souffrance perverses à l’égard de tout être sensible, être humain et être animal.
*Charte et manifeste sont en ligne sur notre site.
Jean-Claude Hubert
Biocentriste – Abolitionniste
Vice Président de la CVN
http://www.ecologie-radicale.org
Educateur canin et comportementaliste animalier
. Educateur canin et comportementaliste animalier
Je vais, dans ce texte, expliquer en quoi consiste le métier d’éducateur canin et de comportementaliste animalier, deux métiers bien différents mais qui se complètent.
Tout d’abord pour parler d’éducation canine et de comportementaliste il faut savoir ce qu’est un chien, comment il fonctionne, quels sont ses besoins et rappeler qu’il n’est pas un objet mais un être vivant sensible et un animal social et sociable.
Social : c’est-à-dire qu’il vit de relations , comme nous les êtres humains, il est donc sociable, comme nous aussi. Cela induit la vie en groupe ou meute. Qu’est-ce qu’une meute? Une meute est une organisation sociale, un système organisé qui répond à des règles précises que nous devons respecter. Nous respectons alors les chiens et nous nous comprenons.
Toutes ces règles sont intégrées dans TOUS les rapports homme-chien. Le chien ne connait que ses règles, il ne sert strictement à rien de vouloir lui en inculquer d’autres. Il nous perçoit et perçoit le monde à partir de ses règles.
Revenons à la Relation qui constitue le cœur de ces deux métiers.
Qu’est-ce qu’une relation? Pour faire court, simplement être avec l’autre, le toucher. Pour établir des relations sociales, le chien a conscience de lui et des autres, cela implique une certaine organisation psychique, mentale. Le chien est un animal de relation, il ne peut vivre sans (comme l’homme).
L’éducation canine renforce la relation maître/animal et en retour animal/maître. Cela peut être un renforcement positif ou négatif ; car en éducation canine, on instaure (conformément aux règles de vie du chien en meute) des rapports hiérarchisés. La hiérarchie est le principe de l’organisation de toute société, elle fonde le rapport entre les sujets en termes d’obligation et de responsabilité. Elle est active dès que deux sujets sociaux sont en présence, dès qu’un sujet dépend de l’autre , dès que des attentes sont en jeu entre au moins entre deux individus.
La hiérarchie chez les chiens est l’accès aux ressources en terme de Relation, Nourriture, Territoire, Reproduction. Le sujet dominant de la meute les maîtrise tous (c’est-à-dire qu’il autorise ou non l’accès à n’importe quelle ressource).
L’éducateur canin est là pour apprendre au maître à faire ce qu’il veut avec son chien. Il donne en supplément des informations sur les besoins du chien et ses satisfactions et sur ses règles de vie. L’éducation canine est ni plus ni moins du conditionnement ( c’est-à-dire que l’on donne un stimulus , on obtient une réponse du chien et on renforce par une caresse
ou un mot).
L’éducation canine permet de vivre confortablement en société avec
son chien, de l’intégrer au mieux dans notre société humaine. Elle renforce la
relation. L’éducation ne se pratique pas avec n’importe quel « couple chien-maître » dans le sens où la relation entre le maître et le chien doit être stable puisque celle-ci va être renforcée par les exercices durant les séances (mieux vaut qu’elle soit bonne!).
Je m’explique : l’éducation canine consiste à prendre une position dominante sur le chien (puisqu’on lui donne des ordres, exemple : « Médor , assis! »). Le chien doit alors se soumettre (ce qui dans la gente canine n’est pas péjoratif, un chien soumis ou qui se soumet est un chien respecté, cela fait partie de leurs règles). Si à la maison c’est le maître
qui est soumis (souvent sans le savoir car on ignore souvent les règles de
vie du chien) et qu’arrivé à la séance d’éducation on cherche à soumettre le
chien, cela créé un paradoxe que le chien ne comprendra pas car il a besoin de
relations stables. Il peut réagir de différentes façons suivant son tempérament tout simplement en n’obéissant pas. Il peut aussi mordre pour faire valoir ses droits de dominant (s’il l’est) ce qui est tout à fait normal (au sens canin) et bien d’autres manières qui peuvent poser problème , mais ce n’est pas le sujet ici. C’est à l’éducateur de repérer durant les premières
séances les petits problèmes dans les relations entre maîtres et chiens. Il donne des conseils pour améliorer la relation, explique ce qu’est un chien.
Mais si les problèmes persistent après quelques séances de travail, sa responsabilité est de diriger les maîtres vers un comportementaliste. La formation de l’éducateur canin est essentiellement l’éthologie du chien et l’animation de groupe. IL NE PEUT PAS intervenir plus loin que le conseil car il n’est pas formé en psychologie humaine or le comportementaliste l’est.
Ceci est essentiel !
Chien agressif , chien »destructeur» , qui ne supporte pas la solitude ,
chien fugueur, et j’en passe: c’est le travail du comportementaliste que de
comprendre et de « faire disparaître » ces comportements indésirables pour le maître (
comportements qui ne sont en fait qu’une adaptation de l’animal à son
environnement , la définition du comportement : une réponse logique à un
système , une adaptation à l’environnement).
Le comportementaliste est un « environnementaliste » au
sens où il travaille et agit sur l’environnement de l’animal , sur ce qu’induit
l’homme et son milieu de vie à son animal de compagnie. Il s’occupe de ce
qui ne va pas dans le système familial et qui provoque des comportements. Il est
aussi un spécialiste de la relation de l’homme à l’animal. Pour avoir
relation il faut au moins deux polarités en présence. Chaque individu doit être
social et sociable (être capable d’établir et de maintenir un contact). Tout sujet
social est donc dépendant de son environnement et, par là même, de ses congénères.
L’animal comme l’homme sont ainsi en interaction constante entre eux et avec
leur milieu. C’est sur ce milieu que travaille le comportementaliste, sur
l’environnement dans lequel vit l’animal dans son intégralité. Il prend en
charge une famille entière et toutes ses composantes. Il exerce un travail
d’analyse de la situation à partir de connaissances diverses dont l’éthologie et
la psychologie. Les personnes font appel à lui quand elles ne comprennent
plus leurs animaux de compagnie (qu’ils soient chiens, chats ou chevaux) , quand
la situation est devenue impossible. Souvent ces personnes sont « dépassées »
par le comportement de leurs animaux car elles ignorent les règles sociales
spécifiques à l’espèce avec laquelle elles vivent. Le chien par exemple, comme tout
autre animal agit en fonction de ses propres critères sociaux et bien
qu’intelligent il est incapable d’agir autrement qu’en fonction de ses règles, d’après ses
codes , et encore moins de s’adapter aux nôtres . C’est donc à nous de nous
adapter à lui en lui offrant un milieu de vie qui lui convient. Ainsi on
évite les problèmes et les comportements indésirables en tout genre.
Le travail du comportementaliste est d’aider la famille à
trouver les solutions à ses problèmes. Ce ne sont pas des solutions toutes
prêtes que le comportementaliste apporte sur un plateau, c’est un travail
d’analyse de la situation. Ayons bien en tête que c’est l’homme qui induit
tous ces comportements indésirables chez son animal (bien entendu sans s’en
rendre compte). Il y a forcément des changements à faire : changements qui prennent
en compte les critères sociaux de l’animal (pour son bien être et faire
disparaître les troubles liés à ses conditions de vie non appropriées) . Mais ces
changements doivent en premier lieu respecter et convenir aux maîtres pour
être efficaces, le comportementaliste est là pour accompagner les maîtres , mais
c’est eux qui trouvent « la réponse », c’est pourquoi le comportementaliste
doit être formé en psychologie humaine. Un à trois entretiens suffisent
généralement à régler les problèmes. Problèmes qui ne sont JAMAIS les problèmes du chien
, du chat ou du cheval , mais induits à l’animal par les maîtres. Ceci est important à retenir.
Je suis actuellement étudiante au CEEPHAO (éducation canine- comportementaliste).
Si vous voulez vous former, triez bien , il y a très peu de «bonne »formation. Pour comportementaliste , assurez-vous que la formation comporte une grande partie de psychologie humaine et de technique d’entretien (bien sûr éthologie des animaux étudiés) , et qu’elle dure deux ans minimum.
Audrey BIEN.
Vice Présidente de TOUS VIVANTS
Jeunesse et Condition Animale
La tragédie d’ Haïti et la bio-politique
- la tragédie d’Haïti montre bien combien la bio-politique pourrait-être une alternative aux errements stratégico-politico-économiques actuels et passés de ce pays. Quels sont-ils ?
Un accroissement exponentiel de la population sans rapport avec les ressources disponibles avec destruction du cadre de vie, accroissement de la misère, de la pauvreté et de la faim, destruction de la biodiversité. L’absence de ressources s’est traduite par l’absence totale de constructions anti-sismiques, d’infrastructures adaptées et de stocks de biens de consommation suffisants. Le séisme est donc une catastrophe qui se superpose à une situation catastrophique endémique avec pour résultat une longue période à venir, de souffrances pour les habitants et d’instabilité pour le pays. Les USA se sont précipités au chevet d’Haïti, imités par la plupart des grandes et moyennes puissances dont la France. A ce sujet, je ferais une toute petite remarque. Cela va bientôt faire 8 jours que cette tragédie a eu lieu et pendant ces 8 jours, environ 200 000 enfants seront morts de faim dans le monde. Aucune nation au monde ne s’en est inquiété, l’évènement étant totalement banalisé.
De là, à penser que les hommes politiques ont un fond de commerce bien ciblé est un pas qu’il est facile de franchir.
Amitiés
François LITTERST
Vice président de TOUS VIVANTS
« énergie – sciences – recherche et innovation »
Biocentrisme et » écologie radicale »
Le biocentrisme a généré les principes de « l’écologie profonde » ou « deep ecology » ou encore « écologie radicale. »
En France deux associations revendiquent l’appellation : » écologie radicale « .
http://www.ecologie-radicale.fr
et
http://www.ecologie-radicale.org
B.C.B.V.
B.C.B.V.
Tout le monde connaît le sigle B.C.B.G. [ Bon Chic Bon Genre ], tout le monde connaîtra bientôt le sigle B.C.B.V. : Bio Cohérence Bio Végétale.
De tous les régimes alimentaires apparus sur la planète, le manger Bio est à la fois le plus récent et le plus répandu.
Né visiblement sous la contrainte des herbicides, des fongicides, des herbicides, des nitrates, phosphates et autres pollutions de toutes sortes, le « bio » est apparu comme la garantie d’une bonne santé avec cet aspect un peu plus diffus de participer à la restauration des équilibres planétaires au niveau de la faune et de la flore.
Après avoir été stigmatisé comme une mode alimentaire pour quelques farfelus en quête d’identité le bio a acquis ses lettres de noblesse en passant de l’officine spécialisée à la gondole des grandes surfaces.
De la carotte au dentifrice en passant par la confiture, le bio a conquis respectabilité et honorabilité.
Longtemps marqué par un prix plus élevé que justifiait injustement sa production le bio, largement démocratisé, est désormais accessible au plus grand nombre.
Le bio a immédiatement introduit une notion philosophique. En effet le bio n’est pas qu’une histoire d’engrais et de pesticides. C’est toute une philosophie de production qui est ainsi repensé sous l’angle écologique.
Le bio a bousculé dans ses concepts mêmes le végétarisme, le végétalisme et le véganisme.
Comment privilégier le végétarisme, par exemple, quand il est élaboré à partir de végétaux bourrés d’engrais et de pesticides ? Sa crédibilité est alors terriblement remise en cause.
De son côté la production bio ne distingue pas entre l’animal et le végétal. Comment disqualifier la viande bio alors qu’on mange végétarien à la sauce pollutions ?
Pour surmonter cette contradiction il faut associer les deux notions : la notion « bio » et la notion « végétal ».
S’il existe une cohérence, elle ne peut être qu’une bio-cohérence et s’il existe une bio-cohérence, elle ne peut être que bio-végétale !
Et c’est au carrefour du bio et du végétal que se joue la condition animale.
L’animal n’est plus conçu comme un ingrédient alimentaire mais comme un être sensible susceptible de ressentir, comme chacune et chacun d’entre nous, la souffrance et le bien-être.
Le bio dépasse alors la simple idée de « production », le végétarisme dépasse alors la simple idée d’alimentation.
La synergie du bio et du végétal crée un rapport nouveau à l’égard de l’animal, être sensible, être animal sensible !
Une société bio-végétale, une civilisation bio-végétale seront seules capables d’apporter responsabilité, réconciliation et respect du vivant dans sa richesse et sa diversité.
Jean-Claude Hubert
Biocentriste – Abolitionniste
Vice Président de la CVN
http://www.ecologie-radicale.org