L’opinion publique est un aiguillon pour les politiques

L’opinion publique est un aiguillon pour les politiques

Toute minorité agissante se plaint souvent du silence des médias à son égard sinon de son rejet par ces mêmes médias.

Persuadée que ses idées et ses valeurs sont les seules susceptibles d’apporter la solution de tous les problèmes et le bien-être à toutes et à tous, cette minorité associative ou politique se désole de l’incompréhension de ses contemporains.

Toute minorité agissante commet trois erreurs fondamentales :

1) A l’interne, ses membres ne s’interrogent pas sur la philosophie profonde de leur propre éducation et de leur propre culture pour éventuellement prendre conscience de la contradiction entre cette « formation » et les idées innovantes à promouvoir. Souvent cette base philosophique constitue une barrière inébranlable et insurmontable contre laquelle l’innovation « s’écrasera » ! Une personne éduquée dans la religion ou dans l’humanisme gardera toujours au fond d’elle-même la trace indélébile de ce premier parfum. Cet obstacle à l’extension de toute innovation doit être pris en compte pour ne pas faire tomber les adhérent(e)s dans le découragement. Chacune et chacun doit mesurer sa propre résistance aux innovations qu’il ou qu’elle propose.

2) A l’externe, ses membres souvent s’adressent aux « autres » sans se demander quelle est la capacité d’accueil des « autres » auxquels ils s’adressent. Cet oubli des techniques de communication prive cette minorité de la valorisation de ses échanges.

3) Enfin, la minorité mésestime le concept fondamental qu’est l’opinion publique. C’est l’opinion publique qui est le vrai et le seul aiguillon pour les politiques. Si la minorité ne sait pas créer un mouvement ou un courant d’opinion publique, elle végétera. Si la minorité ne sait pas créer un mouvement ou un courant d’opinion publique identitaire, elle disparaîtra.

Les socialistes, les communistes, les libéraux, les conservateurs, les chrétiens, les juifs, les musulmans, les humanistes, les végétariens, les chasseurs, les écologistes, les talibans ont su créer un mouvement d’opinion publique identitaire et ces « minorités », au départ, ont pu, par leur influence, accéder au pouvoir et faire bouger les choses.

Ce qui n’est pas encore le cas des associations et mouvements de « Protection Animale ». Le fait de ne pas vouloir apparaître de façon identitaire*…les voue à rester inaudibles, et pour toujours, au plus grand nombre.

* La « Protection Animale » est un concept innovant (« l’être sensible biocentriste ») que ne revendique aucune identité citée ci-dessus. Alors pourquoi se maintient-elle dans le plus grand flou identitaire sinon en raison de l’erreur N° 1 !

Jean-Claude Hubert

Biocentriste

Président de TOUS VIVANTS

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