Le dépôt de bilan des valeurs culturelles contemporaines
Le dépôt de bilan des valeurs culturelles contemporaines
Les tragiques évènements (500 personnes – hommes, femmes et enfants – massacrées) qui ont eu lieu au Nigéria entre les chrétiens et les musulmans viennent nous rappeler que « l’Homme » est avant tout « un être culturel ».
Les guerres idéologiques du 20ème siècle du fascisme et du communisme n’ont rien eu à envier aux guerres de religions qui ont ensanglanté la France au cours de son Histoire.
Le terrorisme islamiste qui perdure en Irak et en Afghanistan et ailleurs illustre le conflit dualiste et culturel entre deux conceptions de la religion.
La culture de la chasse-loisir, de la corrida mort-spectacle, de l’expérimentation animale… témoigne de la discrimination culturelle (traditionnelle) entre l’être humain et l’être animal.
Un constat s’impose : les valeurs culturelles contemporaines sont générées par les philosophies et les idéologies qui, depuis des siècles, conditionnent les jugements et les comportements. La durée de ces valeurs culturelles n’est pas une preuve de leur validité….ou alors le culte de Zeus serait encore bien vivant parmi nous.
Une valeur culturelle doit être appropriée aux questionnements, défis et menaces d’une époque.
Un des défis les plus importants que l’espèce humaine ait à surmonter aujourd’hui est sa surpopulation. Le questionnement est : comment concilier les lieux de vie de l’être humain et ceux des autres espèces ?
Aucune philosophie (religion et humanisme) n’apporte de réponse. En effet, comme nous le rappelle Albert Einstein : « On ne résout pas un problème avec le mode de pensée qui l’a généré. »
Un autre défi est celui de la « sensibilité » de l’être animal. La encore les philosophies préalables ont toujours nié cette sensibilité. Négation confirmée par les dernières « tables rondes » sur la société et l’animal.
La Protection Animale ne peut donc espérer trouver appuis et solutions à partir des philosophies préalables. Des philosophies qui n’accepteront jamais le concept « d’être sensible humain et animal » parce qu’accepter ce concept c’est remettre en question l’humanisme et la religion, autrement dit remettre presque toute la société en question.
Comme le souligne un de nos adhérents CVN, Daniel Crisman, : « L’inconnu fait peur et l’état actuel, même insatisfaisant rassure… »
Le vivant, le respect du vivant dans sa richesse et sa diversité, le droit d’autrui « être sensible » au respect, la protection de la nature, la sauvegarde des espèces, le bien-être et l’épanouissement de tout être sensible, la responsabilité, la réconciliation, l’indiscrimination…sont des valeurs culturelles émergentes promues et défendues par des consciences encore en petit nombre, certes, mais pionnières.
Nous devons saisir toutes les occasions pour orienter les projecteurs sur ces nouvelles valeurs…à la fois sans provocation et sans frilosité.
Notre chemin militant d’écologiste éthique, radical et biocentriste n’est pas le tapis rouge mais nos convictions, notre détermination, notre patience et notre courage, nous le savons, viendront à bout des résistances, obstacles et malveillances qui accompagnent toute innovation culturelle.
Jean-Claude Hubert
Vice – Président de la CVN