B.C.B.V.
B.C.B.V.
Tout le monde connaît le sigle B.C.B.G. [ Bon Chic Bon Genre ], tout le monde connaîtra bientôt le sigle B.C.B.V. : Bio Cohérence Bio Végétale.
De tous les régimes alimentaires apparus sur la planète, le manger Bio est à la fois le plus récent et le plus répandu.
Né visiblement sous la contrainte des herbicides, des fongicides, des herbicides, des nitrates, phosphates et autres pollutions de toutes sortes, le « bio » est apparu comme la garantie d’une bonne santé avec cet aspect un peu plus diffus de participer à la restauration des équilibres planétaires au niveau de la faune et de la flore.
Après avoir été stigmatisé comme une mode alimentaire pour quelques farfelus en quête d’identité le bio a acquis ses lettres de noblesse en passant de l’officine spécialisée à la gondole des grandes surfaces.
De la carotte au dentifrice en passant par la confiture, le bio a conquis respectabilité et honorabilité.
Longtemps marqué par un prix plus élevé que justifiait injustement sa production le bio, largement démocratisé, est désormais accessible au plus grand nombre.
Le bio a immédiatement introduit une notion philosophique. En effet le bio n’est pas qu’une histoire d’engrais et de pesticides. C’est toute une philosophie de production qui est ainsi repensé sous l’angle écologique.
Le bio a bousculé dans ses concepts mêmes le végétarisme, le végétalisme et le véganisme.
Comment privilégier le végétarisme, par exemple, quand il est élaboré à partir de végétaux bourrés d’engrais et de pesticides ? Sa crédibilité est alors terriblement remise en cause.
De son côté la production bio ne distingue pas entre l’animal et le végétal. Comment disqualifier la viande bio alors qu’on mange végétarien à la sauce pollutions ?
Pour surmonter cette contradiction il faut associer les deux notions : la notion « bio » et la notion « végétal ».
S’il existe une cohérence, elle ne peut être qu’une bio-cohérence et s’il existe une bio-cohérence, elle ne peut être que bio-végétale !
Et c’est au carrefour du bio et du végétal que se joue la condition animale.
L’animal n’est plus conçu comme un ingrédient alimentaire mais comme un être sensible susceptible de ressentir, comme chacune et chacun d’entre nous, la souffrance et le bien-être.
Le bio dépasse alors la simple idée de « production », le végétarisme dépasse alors la simple idée d’alimentation.
La synergie du bio et du végétal crée un rapport nouveau à l’égard de l’animal, être sensible, être animal sensible !
Une société bio-végétale, une civilisation bio-végétale seront seules capables d’apporter responsabilité, réconciliation et respect du vivant dans sa richesse et sa diversité.
Jean-Claude Hubert
Biocentriste – Abolitionniste
Vice Président de la CVN
http://www.ecologie-radicale.org