Le biocentrisme des adhérentes et des adhérents de la CVN
Le biocentrisme des adhérentes et des adhérents de la CVN
Le biocentrisme que revendiquent les adhérentes et les adhérents de la Convention Vie et Nature pour une écologie radicale a déjà reçu plusieurs aspects de définition, sans qu’aucun, bien sûr, ne soit exhaustif de sa philosophie globale.
Le caractère le plus récent est exprimé par Gérard Charollois, Président de la CVN, dans sa Lettre hebdomadaire du 13 décembre 2009 :
« Notre écologie, définie par la charte de la Convention Vie et Nature et par son manifeste, place le vivant au centre de ses valeurs, là où les anciens mettaient un dieu quelconque, un peuple élu, l’humanité entière et l’homme contemporain, fruit d’une évolution passée, graine d’une évolution à venir.
Bien davantage qu’une récusation de l’humanisme, nous appelons à son dépassement, à l’élargissement : le « biocentrisme ».
Notre « Manifeste pour une écologie éthique »* affirme par ailleurs : « Notre pensée qui conteste l’anthropocentrisme, n’est nullement misanthropique puisque le refus de la violence, de la cruauté, du mépris bénéficie à tous les êtres vivants sensibles, et donc aussi à l’Homme.
Par rapport à l’anthropocentrisme, on peut la qualifier de « biocentriste » dans la mesure où elle place le respect du vivant au centre de son système. »
Le dernier paragraphe de notre manifeste a pour titre : « Mode de pensée et mode de vie : biocentrisme et écologie éthique »
Le biocentrisme génère les notions primordiales de « respect du vivant dans sa richesse et sa diversité », de « respect de tout être sensible, être humain et être animal. »
Le biocentrisme repose aussi sur la valeur « d’existence en soi » de toute chose selon le principe : « Le bien-être et l’épanouissement de la vie humaine et non humaine sur Terre ont une valeur en eux-mêmes, indépendamment de l’utilité que ces formes de vie peuvent avoir pour nous. »*
C’est cette dernière exigence qui nous différencie et des philosophies traditionnelles et de nos amis « environnementalistes » qui ne voient toujours que « l’utilité » des choses. »
Nous sommes le premier mouvement biocentriste de France et sans doute d’Europe mais il existe aussi un mouvement écologique et biocentriste en Afrique : le GRECAF : (Groupe de Réflexion des Ecologistes du Continent Africain) qui réunit actuellement quatre pays : le Cameroun, le Togo, le Bénin et la Côte d’Ivoire.
Le terme biocentrisme regroupe déjà plus de 6 000 références sur Google.
* Manifeste pour une écologie éthique en ligne sur notre site et édition papier
Jean-Claude Hubert
Biocentriste – Abolitionniste
Vice Président de la CVN
http://www.ecologie-radicale.org