Les ambiguïtés de la Protection Animale
Les ambiguïtés de la Protection Animale
Il existe de très nombreuses associations qui avouent avoir pour vocation la Protection Animale. D’ailleurs, entre eux, les militants de ces associations parlent de la P.A. comme ils parleraient de la SNCF alors que le sigle ne dépasse pas le cercle restreint des assos.
Déjà des militant(e)s n’apprécient pas le terme « Protection » et préfèrent le mot « défense ».
Mais les ambiguïtés apparaissent au regard du contenu que les assos inscrivent dans leurs objectifs : pour la grande majorité d’entre elles il s’agit de la protection de la faune sauvage, pour la préservation du patrimoine naturel, d’autres associent le droit des humains, le droit des animaux et le droit à l’environnement, d’autres encore ne parlent que de « sauver, protéger, aimer » la vie animale et son environnement….et d’autres enfin militent pour l’abolition de la chasse, de la corrida, de la vivisection…
Les ambiguïtés deviennent importantes lorsqu’il s’agit de déterminer les motivations des unes et des autres.
Sensibilité, sensiblerie, compassion religieuse, raison sentimentale, intellectuelle ou idéologique, nouveau mode de pensée biocentriste, les motivations s’inscrivent, en apparence, dans la diversité.
En fait deux raisons essentielles se partagent les intentions des unes et des autres.
L’appel aux sources religieuses et humanistes maintiennent l’être animal dans l’opposition millénaire entre l’homme et l’animal.
Le biocentrisme refuse toute dualité entre les êtres sensibles humains et animaux, susceptibles de ressentir à la fois le bien-être et la souffrance.
Jean-Claude Hubert
Biocentriste – Abolitionniste
Vice Président de la CVN pour une écologie radicale
http://www.ecologie-radicale.org