TOUS VIVANTS revendique le biocentrisme
TOUS VIVANTS revendique le biocentrisme
Tout parti politique se définit par ses fondements philosophiques et idéologiques. Ainsi madame Christine Boutin vient-elle de créer un parti « Chrétien démocrate ». Ainsi François Bayrou avait-il créé le Modem sur le socle de l’humanisme, comme ses prédécesseurs : UMP, PS, PC, NPA,…etc.
TOUS VIVANTS revendique le biocentrisme comme fondement philosophique.
Ce n’est pas en quelques lignes que l’on peut donner une vision exhaustive de ce qu’il représente. Une première approche permettra de rendre visibles quelques unes de ses principales constantes.
La pensée biocentriste se différencie des pensées préalables (religieuse et humaniste) par son exigence de respecter le vivant dans sa richesse et sa diversité. Cette exigence est actuellement portée par une myriade d’associations de protection de la nature, de sauvegarde de la biodiversité et de défense de l’environnement….
Cette exigence est peut-être encore plus contraignante pour le respect de l’être sensible humain et animal. L’être sensible humain et animal est celui qui est susceptible de ressentir des émotions, des sensations, des impressions…
Le biocentrisme impose de renoncer au dualisme : cette constante actuelle de pensée qui oppose l’homme et la femme, le bien et le mal, le vrai et le faux, le pour et le contre, l’utile et le nuisible mais aussi l’être humain et l’être animal. Ce dualisme qui conduit à l’exclusion et à l’extermination. Il avait suffi de déclarer que les noirs n’avaient pas d’âme pour autoriser l’esclavage. Il avait suffi de déclarer la femme « sexe faible » pour s’en assurer la soumission. Il suffit aujourd’hui de classer telle espèce dans les « nuisibles »pour autoriser son extermination.
En renonçant au dualisme et par cohérence, le biocentrisme renonce à toute discrimination entre tel être humain et ses semblables Le biocentrisme définit ainsi le nouveau droit d’autrui au respect.
Ce nouveau droit d’autrui au respect ne tient ni au sexe, ni à l’âge, ni à l’ethnie, ni à la croyance en un dieu, ni à l’espèce mais à la capacité de ressentir le bien-être et la souffrance
La crise systémique qui envahit la planète donne à cette notion d’indiscrimination toute sa valeur d’urgence.
Les guerres de religion des siècles passés, le terrorisme intégriste actuel, les récentes guerres idéologiques (fascisme et communisme) ont illustré de façon tragique cette dualité culturelle.
Ainsi au concept de responsabilité doit être associé celui de « réconciliation ».
Jean-Claude Hubert
Biocentriste
Président de TOUS VIVANTS
Les broutilles et les embrouilles
Les broutilles et les embrouilles
Les concertations et les tractations, les compromis nécessaires et les renoncements obligés ne donnent pas lieu obligatoirement à des « foires d’empoigne » !
Que ça et là, un tempérament très affirmé préfère « combattre perso » ne remet pas en cause un accord global.
Ainsi personnellement, je pense que les accords PS-Europe Ecologie-Front de gauche ne sont pas plus compromettants que ceux signés par l’UMP avec le Nouveau Centre, le MPF de Philippe de Villiers et surtout l’obsolète parti traditionnaliste CPNT de Frédéric Nihous !
Par ailleurs, c’est avec sérénité que je constate l’éclatement (prévisible et prévu) du Modem de François Bayrou entre un Bariani (membre du Modem) qui appelle à voter pour l’UMP Valérie Pécresse et Corinne Lepage, vice présidente Modem, qui appelle à se rassembler avec la gauche. Ainsi s’achève la belle épopée de l’admirateur d’Henri IV dont la fin tragique leur est commune, l’un jadis assassiné par ses adversaires et notre brave François par ses amis.
…alors que s’éloigne, triste et seul, notre cher Olivier Besancenot : « Tout changer – ne rien lâcher » exhortaient pourtant ses affiches ! Qui donc l’a lâché, lui ?
Sarkozy est blessé, Xavier Bertrand en colère, Juppé à l’arrêt et Villepin jubile !
Jean-Marie s’en va et Marine arrive.
Mais ce ne sont que broutilles et embrouilles !!!
Les choses sérieuses vont enfin pouvoir commencer : les candidats à la présidentielle de 2012 s’approchent déjà de la « grille de départ ».
Que la population mondiale ait augmenté en 2009 de 80 millions de personnes dont nul politique ne sait que faire, que 9 millions de personnes, la même année, soient mortes de faim, qu’un enfant sur deux ne puisse bénéficier de « papiers d’identité », que 4 milliards d’animaux soient, pour des raisons diverses, massacrés chaque jour, ne les préoccupent guère !
- AH ! Stop ! Y-en-a-marre ! ça commence à bien faire !…(comme dirait Nicolas Sarkozy) On a le droit de vivre, non ?!?
- Oui, oui,.. bien sûr,… c’est évident,… excusez-moi,… pardonnez-moi !
Jean-Claude Hubert
Biocentriste
Vice Président de la CVN
La démographie : le mal suprême du siècle
La Démographie : le mal suprême du siècle
L’association « Démographie Responsable » [ http://www.demographie-responsable.org ] indique, sur son compteur, 24 heures sur 24 l’accroissement de la population mondiale. De quoi donner le vertige !
Les démographes pessimistes disent que l’espèce humaine court à sa perte dans une sorte de fuite en avant suicidaire.
Les démographes optimistes estiment que la population commencera à se stabiliser quand il y aura, chaque année, autant de gens à mourir de faim que d’enfants à naître.
L’accroissement de la population – car il y aura toujours accroissement – ne sera dû, alors, qu’à l’allongement de la durée de l’existence.
L’hypothèse des « démographes optimistes » paraît la plus probable.
Selon les statistiques de la FAO [ Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation] il y aurait eu 9 millions de personnes à mourir de faim pour environ 135 millions de naissances.
C’est un premier pas ! Surtout que la réserve est importante : un milliard d’êtres humains vit actuellement dans un état de sous alimentation permanent.
Si l’on veut conserver quelques zones bio-agricoles et quelques refuges pour les espèces qui seront alors toutes en voie de disparition il sera nécessaire de prendre des mesures drastiques et l’on peut déjà imaginer l’interdiction de la « maison individuelle »
Cette surpopulation risque par ailleurs d’avoir des conséquences inattendues sur notre devenir « post mortem ».
L’inhumation va très vite apparaître comme l’aberration de ce début de siècle.
Si l’on imagine qu’une « concession » nécessite en moyenne compte tenu des allées du cimetière, des espaces verts, des aires de stationnement, des voies d’accès,…une centaine de m2, l’inhumation de 7 milliards d’habitants nécessiterait une superficie supérieure à celle de la France !
Si l’on tient compte en outre des frais d’entretien des cimetières et des risques de pollution des eaux souterraines (restes de médicaments…), l’inhumation apparaît bien comme une véritable aberration.
C’’est pourquoi la « tendance » actuelle est la crémation. C’est propre, c’est silencieux et il ne faut attendre qu’une heure et demie à deux heures avant de récupérer l’urne que l’on peut garder chez soi ou dont on peut disperser les cendres aux quatre vents.
Tout cela pour bien montrer que cet accroissement de la population – inéluctable au moins jusqu’aux 8 milliards en 2026/2027- a des conséquences non seulement sur l’accès aux ressources alimentaires et aquifères, sur les accès au logement, aux soins, à l’éducation, sur les flux migratoires, les conflits ethniques, les guerres civiles, mais a des répercussions importantes et révolutionnaires sur notre façon d’envisager les êtres et les choses, autrement dit, sur notre façon de penser !
Les philosophies préalables perdent jour après jour leurs valeurs de « sens » (jugements et comportements) au profit de celles, émergentes, de la protection et du respect du vivant, de la protection et de respect de tout être sensible humain et animal.
C’est au cœur de ces valeurs que naît désormais l’espoir de la « suite » de l’aventure humaine.
Jean-Claude Hubert
Biocentriste
Président de TOUS VIVANTS
De l’énergie à profusion mais imprévisible
De l’énergie à profusion mais imprévisible
Les écologistes rappellent périodiquement, et à juste titre, les grands questionnements et défis qui nous menacent : le réchauffement climatique, le nucléaire, les OGM, les pollutions…
Certains scientistes plus préoccupés de notoriété que de vérités scientifiques tentent de masquer sinon de nier les conséquences catastrophiques des différentes activités humaines contemporaines.
Mais les uns et les autres font l’impasse sur le danger « clé de voûte » qui génère tous les autres : l’énergie de l’espèce humaine.
Cette énergie croît tous les ans de 80 millions d’êtres humains supplémentaires soit plus que l’équivalent de la population française. Tous les ans : une « France de plus » à la surface de la planète.
On imagine aisément le nombre de logements supplémentaires et les infrastructures nécessaires dans le domaine des transports, de l’économie, (création d’emplois), de la santé (accès aux soins), de l’éducation et de la culture…sans oublier la destruction, par milliers, des habitats des autres espèces.
Cette croissance de la population est supposée être répartie sur l’ensemble du globe. Or il n’en est rien : elle se concentre dans certains pays, dits émergents, qui voient leur nombre d’habitants doubler en une génération et qui ne disposent pas des investissements suffisants pour répondre aux besoins.
Selon les statistiques de la FAO*, un milliard d’êtres humains vivent déjà en état de sous alimentation constante et 9 millions de personnes meurent déjà de faim chaque année.
Dans ces conditions, chacun peut se féliciter de « l’ordre » précaire qui règne globalement sur la planète mais chacun sait aussi que l’énergie comportementale d’une foule est imprévisible. Tout est une question de seuil !
En 2013 – demain !- nous serons 7 milliards à peupler la planète. Tout le monde reconnaît en son for intérieur que les besoins excèderont largement les ressources susceptibles de les satisfaire.
Des foules immenses, pleines d’énergie, ne disposeront ni de nourriture, ni de « papiers », ni de logements, ni d’emplois, ni d’argent…ni d’aides….
Qui peut aujourd’hui prédire leurs réactions : guerres civiles, guerres ethniques, déferlantes migratoires … ? On peut imaginer qu’elles ne se laisseront plus passivement et silencieusement mourir de faim pour préserver notre surconsommation de gadgets et de frivolités.
Faudra-t-il construire de nouveaux remparts, de nouvelles murailles, de nouveaux fortins, faudra-t-il dessiner et colorier de nouvelles étoiles, faudra-t-il créer de nouveaux ghettos, ériger de nouveaux miradors, établir et multiplier des lignes régulières pour reconduite aux frontières… ?
Apparemment chacun préfère fermer les yeux et sa porte, ne rien dire, ne rien entendre, comme si, découragé, il suffisait d’attendre. Les systèmes, eux-mêmes, politiques, économiques, sociaux et culturels semblent bien impuissants à résoudre les problèmes qu’ils ont générés. Impuissants jusqu’à refuser de les évoquer. Comme si la catastrophe était inéluctable et comme si la fuite en avant était la seule issue possible !
Les écologistes éthiques, radicaux et biocentristes de la CVN osent pourtant lutter contre cette torpeur, contre cette chape de plomb qui s’abat sur les consciences. Est-ce du courage ? Est-ce de la témérité ? Est-ce de la présomption ?
En tous cas, c’est la seule voie possible, celle du bon sens.
C’est refuser l’hypocrisie de se pencher sur les générations futures en comptant les gouttes d’arsenic que l’on peut mettre dans le biberon sans tuer immédiatement le bébé !
Jean-Claude Hubert
Biocenbtriste
Président de TOUS VIVANTS
Le dépôt de bilan des valeurs culturelles contemporaines
Le dépôt de bilan des valeurs culturelles contemporaines
Les tragiques évènements (500 personnes – hommes, femmes et enfants – massacrées) qui ont eu lieu au Nigéria entre les chrétiens et les musulmans viennent nous rappeler que « l’Homme » est avant tout « un être culturel ».
Les guerres idéologiques du 20ème siècle du fascisme et du communisme n’ont rien eu à envier aux guerres de religions qui ont ensanglanté la France au cours de son Histoire.
Le terrorisme islamiste qui perdure en Irak et en Afghanistan et ailleurs illustre le conflit dualiste et culturel entre deux conceptions de la religion.
La culture de la chasse-loisir, de la corrida mort-spectacle, de l’expérimentation animale… témoigne de la discrimination culturelle (traditionnelle) entre l’être humain et l’être animal.
Un constat s’impose : les valeurs culturelles contemporaines sont générées par les philosophies et les idéologies qui, depuis des siècles, conditionnent les jugements et les comportements. La durée de ces valeurs culturelles n’est pas une preuve de leur validité….ou alors le culte de Zeus serait encore bien vivant parmi nous.
Une valeur culturelle doit être appropriée aux questionnements, défis et menaces d’une époque.
Un des défis les plus importants que l’espèce humaine ait à surmonter aujourd’hui est sa surpopulation. Le questionnement est : comment concilier les lieux de vie de l’être humain et ceux des autres espèces ?
Aucune philosophie (religion et humanisme) n’apporte de réponse. En effet, comme nous le rappelle Albert Einstein : « On ne résout pas un problème avec le mode de pensée qui l’a généré. »
Un autre défi est celui de la « sensibilité » de l’être animal. La encore les philosophies préalables ont toujours nié cette sensibilité. Négation confirmée par les dernières « tables rondes » sur la société et l’animal.
La Protection Animale ne peut donc espérer trouver appuis et solutions à partir des philosophies préalables. Des philosophies qui n’accepteront jamais le concept « d’être sensible humain et animal » parce qu’accepter ce concept c’est remettre en question l’humanisme et la religion, autrement dit remettre presque toute la société en question.
Comme le souligne un de nos adhérents CVN, Daniel Crisman, : « L’inconnu fait peur et l’état actuel, même insatisfaisant rassure… »
Le vivant, le respect du vivant dans sa richesse et sa diversité, le droit d’autrui « être sensible » au respect, la protection de la nature, la sauvegarde des espèces, le bien-être et l’épanouissement de tout être sensible, la responsabilité, la réconciliation, l’indiscrimination…sont des valeurs culturelles émergentes promues et défendues par des consciences encore en petit nombre, certes, mais pionnières.
Nous devons saisir toutes les occasions pour orienter les projecteurs sur ces nouvelles valeurs…à la fois sans provocation et sans frilosité.
Notre chemin militant d’écologiste éthique, radical et biocentriste n’est pas le tapis rouge mais nos convictions, notre détermination, notre patience et notre courage, nous le savons, viendront à bout des résistances, obstacles et malveillances qui accompagnent toute innovation culturelle.
Jean-Claude Hubert
Vice – Président de la CVN
L’opinion publique est un aiguillon pour les politiques
L’opinion publique est un aiguillon pour les politiques
Toute minorité agissante se plaint souvent du silence des médias à son égard sinon de son rejet par ces mêmes médias.
Persuadée que ses idées et ses valeurs sont les seules susceptibles d’apporter la solution de tous les problèmes et le bien-être à toutes et à tous, cette minorité associative ou politique se désole de l’incompréhension de ses contemporains.
Toute minorité agissante commet trois erreurs fondamentales :
1) A l’interne, ses membres ne s’interrogent pas sur la philosophie profonde de leur propre éducation et de leur propre culture pour éventuellement prendre conscience de la contradiction entre cette « formation » et les idées innovantes à promouvoir. Souvent cette base philosophique constitue une barrière inébranlable et insurmontable contre laquelle l’innovation « s’écrasera » ! Une personne éduquée dans la religion ou dans l’humanisme gardera toujours au fond d’elle-même la trace indélébile de ce premier parfum. Cet obstacle à l’extension de toute innovation doit être pris en compte pour ne pas faire tomber les adhérent(e)s dans le découragement. Chacune et chacun doit mesurer sa propre résistance aux innovations qu’il ou qu’elle propose.
2) A l’externe, ses membres souvent s’adressent aux « autres » sans se demander quelle est la capacité d’accueil des « autres » auxquels ils s’adressent. Cet oubli des techniques de communication prive cette minorité de la valorisation de ses échanges.
3) Enfin, la minorité mésestime le concept fondamental qu’est l’opinion publique. C’est l’opinion publique qui est le vrai et le seul aiguillon pour les politiques. Si la minorité ne sait pas créer un mouvement ou un courant d’opinion publique, elle végétera. Si la minorité ne sait pas créer un mouvement ou un courant d’opinion publique identitaire, elle disparaîtra.
Les socialistes, les communistes, les libéraux, les conservateurs, les chrétiens, les juifs, les musulmans, les humanistes, les végétariens, les chasseurs, les écologistes, les talibans ont su créer un mouvement d’opinion publique identitaire et ces « minorités », au départ, ont pu, par leur influence, accéder au pouvoir et faire bouger les choses.
Ce qui n’est pas encore le cas des associations et mouvements de « Protection Animale ». Le fait de ne pas vouloir apparaître de façon identitaire*…les voue à rester inaudibles, et pour toujours, au plus grand nombre.
* La « Protection Animale » est un concept innovant (« l’être sensible biocentriste ») que ne revendique aucune identité citée ci-dessus. Alors pourquoi se maintient-elle dans le plus grand flou identitaire sinon en raison de l’erreur N° 1 !
Jean-Claude Hubert
Biocentriste
Président de TOUS VIVANTS
Sarkozy tombe le masque !
Sarkozy tombe le masque
Lors de sa visite en catimini au salon de l’agriculture le 6 mars 2010, Nicolas Sarkozy a déclaré :
« « Je voudrais dire un mot de toutes ces questions d’environnement, parce que là aussi ça commence à bien faire. Je crois à une agriculture durable. […] Mais il faut que nous changions notre méthode de mise en œuvre des mesures environnementales en agriculture. »
Enfin la franchise, enfin la sincérité dans la bouche du Président de la République ! Des années d’hypocrisie, des années d’imposture qui se révèlent enfin sous leur véritable jour. Des années qui n’étaient là que pour masquer une politique économique humaniste qui n’osait dire son nom !
Oui, Nicolas Sarkozy conduit une politique économique humaniste fondée sur la compétitivité, sur la croissance, sur la loi du marché et du profit !
Borloo et Chantal Jouanno, ses deux cache-misère de l’écologie, s’ils étaient honnêtes devraient démissionner !
Toutes les mises en scènes environnementales des « Grenelle » de toutes sortes se dévoilent pour ce qu’elles sont : des décors de carton pâte pour mieux créer l’illusion !
Et toutes les associations environnementalistes qui y ont participé doivent se réveiller ce matin avec la « gueule de bois ». Auront-elles le courage de le reconnaître ? Elles ont servi d’alibi à la plus grande mystification humaniste de ce début de siècle.
Pour nous, aujourd’hui, ce sont tous ses mensonges « qui commencent à bien faire » !
Et ce sont tous les écologistes environnementalistes qui ont désormais « le cul entre deux chaises ». Peuvent-ils encore défendre un « bon » humanisme et un « mauvais » humanisme ? Peuvent-ils désormais ignorer le biocentrisme ?
Après cette « heureuse » clarification, c’est à chacune et à chacun, non pas de choisir son camp mais d’affirmer haut et fort ses convictions et ses objectifs.
Nous, écologistes éthiques, radicaux et biocentristes, avons le devoir de continuer cette clarification dans le respect des unes, des uns et des autres mais avec le courage et la détermination des « pionniers » !
Jean-Claude Hubert
Vice Président de la CVN
http://www.ecologie-radicale.org
Créer un lien d’appartenance
Créer un lien d’appartenance
De nombreuses personnes, associations et mouvements dénoncent la parcellisation, l’émiettement, l’effritement des pensées et des actions et à chaque initiative de l’une d’elles ou de l’un d’eux, les exhortations au rassemblement et à l’unité refont surface comme les bannières lors des processions et les banderoles lors des manifs.
Chacune et chacun déplorent avec force et conviction les querelles de chapelles et le combat des chefs, petits ou grands.
Parfois on essaye de contourner cet obstacle en faisant de cet « émiettement » une fructueuse diversité et de cette fructueuse diversité une richesse. Après tout pourquoi pas…jusqu’à un certain seuil au-delà duquel ce n’est plus qu’un aveu de faiblesse et de médiocrité !
Cultiver la spécificité, la particularité peut donner à son promoteur le sentiment d’exister et qui plus est « d’exercer des responsabilités » mais ne saurait en aucun cas être synonyme d’efficacité.
Les communautés, les clans, les familles dissolvaient souvent l’individu au service du collectif. Et l’on pouvait parler d’esprit de famille, d’esprit de clan, d’esprit communautaire. Tout individu avait conscience d’appartenir à une entité de valeur supérieure à l’égard de laquelle il se sentait « attaché » et même soumis. Ainsi la « nation », la « patrie », la « religion », la « philosophie » avaient réussi à créer des liens très forts d’appartenance.
Aujourd’hui la « liberté » de chacune et de chacun, associée aux vagues migratoires et à l’interpénétration des cultures, conduit à isoler l’individu en effilochant sinon en rompant tout lien d’appartenance. La surpopulation et les crises économiques successives ont accentué cette « liberté » et sa fragilité.
Le tout pour soi et le total désintérêt pour les autres cristallise toutes les oppositions sous forme de discriminations : entre homme et femme, résident et étranger, être humain et être animal….
Le tissu sociétal s’effiloche, se désagrège.
En 2013, ou même un peu avant, 7 milliards « d’électrons libres » s’épanouiront à la surface de la Terre. Mais dans 3 ans nul ne peut imaginer ce que seront les forces politiques, économiques et sociales qui réguleront notre société.
Toute société tire sa cohérence d’un certain nombre de concepts, d’idées et de valeurs qui structurent ses forces vives.
Albert Einstein disait déjà qu’on ne résout pas un problème avec le mode de pensée qui l’a généré.
Sans doute faut-il admettre que de nouveaux concepts, que de nouvelles idées et que de nouvelles valeurs seront nécessaires pour structurer les civilisations de demain.
Sans doute faut-il accepter de créer de nouveaux liens d’appartenance.
Sans doute faut-il avoir l’humilité de constater que certains nouveaux concepts émergent aujourd’hui. Parmi ceux-ci, le nouveau regard que nous portons sur l’être animal.
Le concept « d’être sensible » est déjà matérialisé dans la rédaction du traité de Lisbonne.
La notion « d’être sensible » accueille aussi bien l’être humain que l’être animal : n’est-ce pas l’ébauche d’un nouveau lien d’appartenance ?
Jean-Claude Hubert
Auteur de l’essai : « Les Temps Biologiques »
Editions Sans Amarre (2009)
www.sansamarre.com
Au coeur du vivant
Au cœur du vivant
« Cœur » est sans aucun doute le seul mot de la langue française à donner le plus de bonheur et à faire couler le plus de larmes tant les moments de bonheur et les peines de cœur sont, à l’image de certaines énergies,… renouvelables.
« Cœur » est aussi la source symbolique de l’émotion, du sentiment, de la compréhension, de la compassion, de l’empathie…
Alors on ne voit pas très bien ce que peut signifier l’expression « au cœur du vivant ».
Ne nous laissons cependant pas piéger par cette première impression.
Le vivant, trop vaste, trop flou et surtout trop enveloppant n’est souvent, globalement, pas perçu par la conscience.
Le poisson sait-il qu’il existe autre chose que l’eau ? Le poisson sait-il d’ailleurs que l’eau existe ?
Ce n’est qu’au 17ème siècle que nous-mêmes nous avons mis l’existence de l’air en évidence ( 1646 : expérience de Toricelli)
Je me souviens, quand, il y a quelques années, j’employai, pour les premières fois, le mot « biocentrisme » dans mes articles, une lectrice ironisa : « Biocentrisme…le vivant ? Mais tout est vivant… ça ne veut rien dire ! »
Oui, le vivant est partout et l’erreur des religions et de l’humanisme a été de faire ou laisser croire que ce vivant était à notre entière disposition. Que nous pouvions en user et en abuser tout à loisir ! Que ce vivant était une ressource où nous pouvions puiser sans retenue.
Aujourd’hui nous savons que ce vivant est fragile. Aujourd’hui nous savons que nous pouvons le salir, le polluer, le dégrader, le détruire même de façon irréversible.
Aujourd’hui nous savons que par ses dogmes démographiques et sa culture technologique l’être humain est en train de réduire sa richesse et sa diversité.
Aujourd’hui nous savons que des motivations culturelles mercantiles tentent de le modifier, de l’artificialiser.
Alors, l’expression « au cœur du vivant » ne traduit-t-elle pas cette prise de conscience collective et personnelle que le vivant n’appartient pas à l’espèce humaine, que chaque être humain n’en est pas le Maître comme il n’est le Maître ni de ses semblables ni des autres espèces.
« Au cœur du vivant », oui, pour, du vivant, en assumer la responsabilité, la réconciliation, la pérennité dans la magnificence de ses fragments que sont nos existences éphémères et permanentes de l’aventure humaine, que sont les existences, toutes les existences, comme autant de manifestations uniques, exceptionnelles, irremplaçables et inappréciables.
Jean-Claude Hubert
Président de TOUS VIVANTS
Crime contre l’humanité
Crime contre l’humanité
L’expression « crime contre l’humanité » est chargée de tant de souffrances, de douleurs, de peines et d’injustice qu’elle doit être employée avec beaucoup de prudence et de sensibilité.
Chargée aussi d’affectivité : nous éprouvons du respect et une réelle et sincère empathie pour toutes les personnes qui directement ou indirectement en éprouvent encore les conséquences dans leur chair et leur cœur.
C’est pourquoi nous espérions toutes et tous que nous ne verrions plus jamais de telles ignominies !
Et pourtant…et pourtant…sous nos yeux, en ce début du 21ème siècle se commet, sans doute ce qui sera aux yeux de nos enfants, le plus grand crime contre l’humanité de tous les temps de l’aventure humaine.
Selon les statistiques officielles, reconnues et certifiées exactes de la FAO [ Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture ] plus d’un milliard d’êtres humains vivent actuellement constamment en état de sous alimentation et 25 000 personnes meurent de faim chaque jour dont les 4/5 sont des enfants !! Ce ne sont pas moins de 9 millions de personnes qui meurent de faim chaque année !!
La crise systémique (économique, alimentaire, politique…) qui secoue aujourd’hui la planète alourdira encore les difficultés par la diminution ou même la suppression des aides et subventions aux populations les plus nécessiteuses.
Les experts en alimentation reconnaissent (dernier rapport de la FAO, il y a quelques jours) que la planète ne pourra faire face pour nourrir les 9 milliards d’êtres humains prévus en 2040/2050, c’est-à-dire…dans une génération !!
Cette catastrophe se déroule sous nos yeux, à quelques heures d’avion au plus, dans la plus totale indifférence des politiques, des religieux et des intellectuels…et souvent de chacune et chacun d’entre nous !!
…et des démographes… dont le cynisme est particulièrement ravageur et choquant quand ils prédisent une stabilité de la population humaine le jour où le nombre de gens qui mourront de faim sera le même que celui des enfants à naître.
Les dogmes, les postulats et les principes sont tellement enracinés que bien peu de consciences osent encore aujourd’hui les mettre en doute, les remettre en cause !
La CVN (Convention Vie et Nature) est pourtant est l’une de ces consciences. C’est vrai, aujourd’hui, en 2010, il est encore risqué d’affirmer que la population humaine en croissance indéfinie a des besoins qui excèdent déjà les ressources fossiles et renouvelables de la planète, elle-même finie !
Dans le domaine démographique les conséquences de mesures immédiates sont longues à apparaître d’où l’urgence d’ouvrir le débat d’une régulation démographique afin d’éviter à l’espèce le plus grand crime contre l’humanité qu’elle aurait pu connaître.
Jean-Claude Hubert
Biocentriste – ABolitionniste
Vice – Président de la CVN